Par Jean-Marie MERCADAL

Perspectives de marchés et allocation - Octobre 2018

Actuellement, la situation économique et des entreprises est plutôt satisfaisante mais la lecture des marchés est troublée par les événements politiques. Deux sujets font la une de l’actualité sur le plan politique : la guerre commerciale et l’Europe.
Les intentions de Donald Trump ne sont pas claires mais l’on espère que ses objectifs soient uniquement nationaux auquel cas la situation s’améliorera après les élections de mi-mandat aux États-Unis, en novembre.
En Europe, les investisseurs internationaux ne comprennent pas la situation complexe de l’organisation européenne et l’agenda 2019 s’annonce très chargé avec les élections européennes et le renouvellement de trois des six membres de la Banque Centrale Européenne dont le Président Mario Draghi.
Malgré ces conditions politiques qui brouillent notre vision des marchés, la situation économique est globalement bonne mais en léger ralentissement de momentum, hormis aux Etats-Unis où la croissance sera de l’ordre de 3% cette année.
L’Europe ralentie et certains soucis apparaissent dans les pays émergents. Au final, la croissance sera de 3,7% en 2018 et 2019 ce qui reste convenable et favorise les résultats des entreprises qui sont très satisfaisants. Au global, les Etats-Unis afficheront peut-être +20% sur l’année et l’Europe +10% cette année et l’année prochaine.

Dans ce contexte, notre scénario est assez simple : une poursuite de la normalisation des taux d’intérêt c’est-à-dire une hausse graduelle et modérée avec un objectif à moyen terme de 0,75% à 1% sur le Bund dont les niveaux n’iront pas beaucoup plus haut compte tenu du léger ralentissement de la dynamique économique. Le 10 ans américain pourrait afficher 3,5% parce que la zone des 3% est un point technique intéressant pouvant être cassé mais il n’ira pas beaucoup plus haut.
Les banques centrales ont une politique de communication très claire et les marchés ne seront pas surpris. Ainsi, les marchés actions vont légèrement progresser, les taux vont remonter un petit peu et des opportunités vont apparaître sur certaines classes d’actifs délaissées comme les obligations émergentes.
Au sein des actions européennes, les gérants actifs pourront tirer parti des décalages de performances entre les secteurs « croissance » et « value », les secteurs liés à la hausse des taux d’intérêt, et faire de la surperformance sur des secteurs délaissés et décotés comme les financières, les industrielles.
L’environnement est donc modérément positif avec des opportunités à saisir sur certaines thématiques au sein des actions européennes et sur les obligations émergentes.

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