Par Jean-Marie MERCADAL

Perspectives de marchés et allocation - Novembre 2018

Le mois d'octobre a été difficile pour les marchés. Les actions ont perdu pratiquement 10% sur tous les grands indices européens et américains et le marché des changes a également été très agité.
La raisons de ces mouvements sont connues : la peur de la guerre commerciale, la persistance des troubles en zone Euro autour du cas italien et l’arrivée à terme des politiques monétaires très accommodantes. Le fait nouveau provient de la publication des résultats. En effet, même si la plupart des entreprises ont affiché des comptes très satisfaisants, il y a eu quelques « profit-warning » c’est-à-dire que certains chefs d'entreprise ont annoncé des perspectives moins bonnes que prévues.

Selon nous, chaque période de volatilité sur les marchés ouvre la porte à des opportunités.
La petite tension sur les taux d'intérêt « High Yield » que nous avions anticipé chez OFI Asset Management s’est avérée, ce qui nous permet aujourd’hui de construire des portefeuilles sur le segment « High Yield » avec des rendements de plus de 5%.
On s’intéresse toujours à la dette émergente avec des rendements sur des portefeuilles obligataires gouvernementaux autour de 8,5%/9% sur 5 ans.
En ce qui concerne les actions, il y aura probablement encore un peu de volatilité et quelques trous d'air mais les cours vont redevenir extrêmement intéressants. Le CAC 40 a déjà perdu pratiquement 15% depuis les plus hauts de l'année et si les cours baissent à nouveau de 5%/6% et que le CAC 40 arrive autour de 4 750, il faudra investir car, selon nous, cette phase boursière plus volatile n'est pas liée à des raisons systémiques mais plutôt à des craintes de ralentissement économique. Il est donc assez logique qu’une consolidation se produise mais les facteurs de risque n’ont pas des probabilités d'occurrence de plus de 50%.

En conclusion, des opportunités vont voir le jour sur les actions et celles sur le « high Yield » et les émergents sont déjà d’actualité. Il ne faut pas céder à la panique dans cette phase boursière qui ressemble à celle de fin 2015/début 2016 où avait eu lieu une consolidation marquée par des craintes de ralentissement économique, non par des craintes d'explosion systémique du système.