Par Jean-Marie MERCADAL

Perspectives de marchés et allocation - Juin 2018

Après les fortes hausses des marchés actions en avril, nous avions conseillé le mois dernier de récupérer une partie des bénéfices sur les portefeuilles et nous avions vu juste car depuis, nous sommes effectivement entrés dans une phase de volatilité plus importante.
Celle-ci n’est pas due à des raisons fondamentales puisque la macroéconomie reste globalement bonne. Les taux de croissance se maintiennent à des niveaux acceptables malgré une légère baisse par rapport à la fin de l’année dernière qui était exceptionnelle. De même pour les entreprises dont les résultats publiés au premier trimestre aux Etats-Unis et en Europe sont plutôt bons dans l’ensemble et les « guidances » donnés par les chefs d’entreprises également.
Cette phase de volatilité s’explique par des raisons extra-financières, notamment le contexte de guerre commerciale qui pèse beaucoup et semble vouloir se prolonger mais également les tensions géopolitiques en Europe où les pays ont du mal à s’accorder (Italie).
Cette situation créé donc un climat d’aversion au risque et cette volatilité peut durer mais il est probable que se produisent des phases favorisant le retour sur les marchés actions car rares sont les « bear markets » avec une croissance positive et des résultats en hausse.
En ce qui concerne les taux d’intérêt, ce mouvement d’aversion au risque a provoqué leur baisse sur les obligations Core, en particulier allemandes et françaises, mais il est tout de même peu envisageable que leurs niveaux aillent beaucoup plus bas.
Selon nous, les taux d’intérêt vont remonter à moyen terme car en présence d’une croissance nominale en Europe autour de 3,5%, il est difficile d’imaginer des taux aussi proche de 0.
En conclusion, des phases de volatilité vont se produire mais elles seront ponctuées d’opportunités.

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