Par Benjamin LOUVET

L'actualité des opérations de fusions & acquisitions dans le secteur des matières premières

Benjamin Louvet, Gérant des Matières Premières chez OFI AM, sur BFM Business, le 12 décembre 2017 : l'actualité des opérations de fusions / acquisitions
BFM Business - Le Club de la Bourse 12/12/2017

Benjamin Louvet, Gérant matières premières chez OFI AM, Sébastien Faijean, Directeur Associé chez IDMidCaps, Jacques Tebeka, Directeur de la gestion de Mansartis et Jean-Louis Cussac, Trader pour compte propre chez Perceval Finance, analysent la séance du 12 décembre 2017 dans l'émission présentée par Grégoire Favet, sur BFM Business.

Grégoire Favet : « Depuis quelques jours, nous assistons à une vague d'opérations de fusions & acquisitions, concentrées notamment autour d’acteurs français : TF1/Auféminin, Atos/Gemalto (4 Mds€), Unibail-Rodamco/Westfield (15 Mds$). »

Benjamin Louvet : « D’un point de vue macroéconomique, il faut retenir trois éléments :

  • Les taux sont bas ce qui favorise les fusions & acquisitions. Nous sommes peut-être en fin de cycle de baisse des taux même si ceux-ci ne vont pas beaucoup remonter et ce n’est pas forcément un mauvais contexte.
  • La visibilité réglementaire et législative s’est un peu clarifiée. Le gouvernement Macron a beaucoup œuvré pour cela, permettant ainsi aux entreprises d’envisager des fusions & acquisitions.
  • Quand le contexte de croissance économique est porteur et que, comme aujourd’hui en Europe, la dynamique est un peu meilleure, cela peut justifier ce type d’opérations. »

Grégoire Favet : « Le secteur des matières premières est propice aux fusions & acquisitions : Vallourec envisage de céder ses produits de forage pour 63 millions de dollars, BHP Billiton se résout à vendre ses activités dans le schiste. »

Benjamin Louvet : « Le secteur des matières premières a connu assez peu d’opérations de fusions & acquisitions pour le moment mais cela devrait changer pour des raisons structurelles. Tout d’abord, dans le secteur pétrole et gaz, un vrai changement est en train de s’opérer au niveau des pétroles de schiste aux Etats-Unis qui, jusqu’à présent, n’avaient aucun mal à trouver des financements pour développer leur activité. Ces financements commencent à se tarir car les actions pétrolières ont sous-performé l’indice S&P 500 de 40%. Les actions n’ont donc pas délivré de dividendes et sont finalement aujourd’hui assez peu attractives. Les investisseurs réagissent et demandent un retour sur investissement et par conséquent les financements se tarissent. »