Par Jean-Marie MERCADAL

La France, en retard en matière de croissance ? Les risques sur l'économie en 2018 ?

BFM Business - Intégrale Placements 04/01/2018

Le face à face a opposé Jean-Marie Mercadal, Directeur Général Délégué en charge des gestions chez OFI AM, et Eric Bleines, Directeur de gestion actions chez Swiss Life Banque Privée.

La France est-elle en retard en matière de croissance ? par Jean-Marie Mercadal, OFI Asset Management, sur BFM Business, le 4 janvier 2018
La France est-elle en retard en matière de croissance ?

« La Bourse Européenne monte à un rythme modéré. L’année dernière, elle a gagné plus de 10%, en ligne avec les bénéfices des entreprises et il y a de fortes chances pour que cette année, cela continue à monter dans des proportions identiques. Une progression des bénéfices de 10% est attendue. Cette augmentation est crédible puisque nous sommes dans un environnement idéal : le scénario 2017 se poursuit avec une croissance soutenue et des taux bas. La Bourse Européenne est loin d’avoir les niveaux de valorisation excessifs des Etats-Unis. ».

Quelles sont les risques sur l'économie en 2018 ? par Jean-Marie Mercadal, OFI Asset Management, sur BFM Business, le 4 janvier 2018
Quelles sont les risques sur l'économie en 2018 ?

« L’optimisme est de mise pour 2018. C’est un scénario consensuel et effectivement, cela peut être dangereux. Donc nous regardons les fondamentaux et c’est positif, les taux sont bas. Nous réfléchissons aux éventuels scénarios de risques et vérifions leur probabilité.
La hausse des taux - si les banquiers centraux continuent de relever, la Banque Centrale Européenne qui va finir par arrêter son Quantitative Easing (QE) un jour ou l’autre - est le risque numéro 1 aujourd’hui parce que les taux d’intérêt sont le point d’ancrage de toutes les valorisations : si les taux montent de façon plus importante que prévue, cela peut mettre en péril l’équilibre général de la valorisation des actifs.
On ne peut vraiment parler de « bulle » car les valorisations ne sont pas aussi élevées que celles constatées dans le début des années 2000. La Bourse Américaine est chère, la Bourse Européenne très peu. La seule « bulle » possible serait éventuellement l’immobilier en Chine, à Londres et peut-être à Paris.
Globalement, les marchés financiers ne sont pas dans des valorisations trop élevées. ».