Classes d'actifs et stratégies qui constituent une opportunité d'investissement - Novembre 2017 - Par Jean-Marie MERCADAL, Michaël FAY, Benjamin LOUVET, Joëlle CHAUVIN

Focus Stratégies

Les enjeux d’allocation d’actifs requièrent une combinaison de process

Jean-Marie Mercadal, Directeur Général Délégué en charge des gestions chez OFI Asset Management
Jean-Marie MERCADAL
Directeur Général Délégué
en charge des gestions
OFI AM

L’allocation d’actifs d’un portefeuille peut être tactique ou définie pour le très long terme. OFI AM propose des solutions pour chaque cas et définit tous les mois un scénario économique et financier à 12 mois servant de cadre commun...

La faiblesse des rendements sur les marchés obligataires a rendu l’exercice de l’allocation d’actifs beaucoup plus complexe qu’auparavant. Les portefeuilles équilibrés se trouvent ainsi privés d’un moteur naturel, celui des rendements obligataires, de même que de l’appréciation potentielle en capital de ce type de placement en cas de scénario économique plus récessif...

Aujourd’hui, les investisseurs doivent donc s’adapter : diversifier davantage leurs placements, privilégier une gestion plus flexible que celle pratiquée à d’autres époques plus « classiques », afin d’essayer de trouver des portefeuilles avec une certaine convexité... Or, une str atégie d’investissement optimale ne peut découler que d’une allocation d’actifs réalisée avec méthode. Celle-ci doit obéir à un processus rigoureux qui laisse peu de place à l’improvisation. Tout dépend, bien entendu, de l’objectif et de l’horizon d’investissement. Beaucoup d’investisseurs s’interrogent sur la méthodologie utilisée pour déterminer ce processus d’allocation. Cette demande est parfaitement légitime.

En y répondant, nous souhaitons ainsi distinguer les différents processus d’allocation mis en œuvre chez OFI Asset Management.

En premier lieu, nous déterminons une allocation de très long terme permettant à une institution d’ajuster son passif avec un objectif d’inflation souvent prédéterminé. Nous utilisons des outils de modélisation, basés principalement sur les scénarios d’inflation et de taux d’intérêt, et qui permettent de revoir régulièrement l’allocation de ces portefeuilles de longue durée.

Tous les mois, nous révisons l’allocation de nos fonds flexibles diversifiés grâce à des modèles d’allocation quantitatifs.

Pour le pilotage à court terme, nous disposons d’un outil spécifique pour l’allocation, utilisé principalement dans le cadre du pilotage des fonds diversifiés ou quantitatifs. Ce modèle tactique s’intéresse plus spécifiquement aux évolutions de marché et à l’analyse technique afin de saisir les opportunités offertes à court terme. L’objectif consiste, le plus souvent, à tirer profit d’une phase de volatilité et à atténuer les drawdowns (perte maximale d’un portefeuille sur une période).

Plus globalement, l’allocation des fonds et la gestion des mandats doit s’inscrire dans un cadre précis qui découle de l’établissement d’un scénario économique et financier déterminé à l’horizon 6-12 mois. Celui-ci est défini, chaque mois, lors d’un comité restreint rassemblant les directeurs de gestion des grandes classes d’actifs (actions, obligations, crédit) afin d’éviter l’écueil de l’allocation reposant sur un scénario trop consensuel.

Ce comité stratégique permet de délivrer un discours cohérent et partagé par l’ensemble de la société de gestion. Plusieurs paramètres sont scrupuleusement passés en revue : la dynamique macroéconomique, la dynamique microéconomique (résultats et perspectives des entreprises), l’évolution des politiques monétaires, les flux d’investissement et la psychologie des marchés. Ce dernier point est un élément crucial souvent négligé par les allocataires d’actifs : tout le monde dispose de la même information sur les marchés mais la question est de savoir si celle-ci, qu’elle soit positive ou négative, est déjà prise en compte dans les cours, dans quelle mesure et pourquoi.

À titre d’exemple, la mise en place prévisible de la réforme fiscale aux Etats-Unis n’est, selon nous, que partiellement intégrée dans les cours. Par conséquent, nous considérons que le potentiel de progression des marchés américains n’est peut-être pas arrivé à son terme malgré le mouvement de hausse récent et les records battus, séance après séance, sur les grands indices américains. La dynamique macroéconomique, confortée par celle des flux d’investissement, permet d’envisager, avec une certaine confiance, l’évolution des actions américaines au cours des prochains mois.

Actuellement, deux facteurs de risques nous paraissent en revanche susceptibles de remettre en cause le scénario de hausse des marchés actions au niveau global : une mauvaise communication des Banques Centrales qui prendrait à revers les investisseurs ou un problème macroéconomique en provenance de Chine.

Fonds diversifiés

La flexibilité devient un facteur discriminant dans la construction des fonds diversifiés

Michaël FAY, Directeur des Gestions Diversifiées chez OFI Asset Management
Michaël FAY
Directeur des Gestions Diversifiées
OFI AM

Depuis la crise financière de 2008/2009, les fonds multi-asset diversifiés ont connu un succès croissant. La volatilité des marchés actions et la chute des taux à des niveaux historiquement bas incitent, en effet, les investisseurs à recourir davantage à ces stratégies pour obtenir le meilleur couple rendement/risque. Pour autant, malgré l’engouement pour ces fonds, les performances restant globalement comparables depuis fin 2009 sur les deux classes d’actifs, le facteur flexibilité s’avérait moins crucial qu’aujourd’hui.

Avec la remontée prévisible des taux, les profils prudents encore largement investis en obligations ne vont plus pouvoir reproduire le même niveau de performance généré au cours de la dernière décennie. De facto, la flexibilité devient un facteur discriminant de la performance des fonds diversifiés multi-asset et le phénomène va s’amplifier au cours des cinq prochaines années.

En effet, ce type de gestion va gagner en complexité, obligeant les gérants de ce type de fonds à passer d’une classe d’actifs à une autre et d’une zone géographique à une autre, dans des temps beaucoup plus courts. Certains profils de portefeuilles réputés prudents pourront devenir plus risqués, puisque potentiellement davantage exposés aux marchés obligataires, tandis que d’autres réputés dynamiques, en raison de leur exposition aux marchés actions, pourront présenter un risque plus faible.

L’APPROCHE « QUANTAMENTALE »

Dans ce contexte, l’approche quantamentale développée chez OFI Asset Management présente l’avantage d’offrir au gérant un cadre sécurisant dans lequel il peut inscrire sa stratégie. L’analyse fondamentale ne part pas d’une feuille blanche mais s’appuie sur les résultats d’un modèle quantitatif basé sur les risques. Ainsi, les risques de chaque classe d’actifs et la maîtrise de la volatilité globale sont intégrés en amont de la construction du portefeuille. Chaque mois, nous identifions, à l’aide de notre modèle quantitatif, les actifs refuges, les actifs risqués, et ceux qui ne doivent pas intégrer les fonds. Les réponses évoluent vite et il faut être capable de repenser la composition d’un fonds d’un mois sur l’autre. Une fois le terrain de jeu déterminé par notre modèle qui alloue des budgets de risques pour chaque classe d’actifs, la gestion fondamentale s’effectue en accord avec le scénario économique et financier défini par la direction des gestions.

Si l’on résume la philosophie de la gestion diversifiée mise en œuvre chez OFI Asset Management, nous nous appuyons sur un modèle quantitatif pour gérer les risques et sur des professionnels expérimentés pour rechercher de la performance. La vision fondamentale reste essentielle pour décrypter la complexité actuelle des marchés. Mais la construction d’un portefeuille ne peut, aujourd’hui, se dispenser des résultats d’un modèle quantitatif abouti qui fixe le cadre de risque au préalable.

La flexibilité est un facteur d’optimisation du profil de risque

Profil prudent
Profil dynamique

Durant ces deux périodes nous voyons l'apport de la flexibilité des deux fonds, versus leur benchmark, dans la résilience du profil grâce à la gestion de la composante taux qui impact davantage le benchmark du fonds prudent.

Acheter les titres des producteurs de matières premières offre la meilleure exposition au marché des commodities

Benjamin LOUVET, Gérant matières premières chez OFI Asset Management
Benjamin LOUVET
Gérant matières premières
OFI AM

Dans cet univers, une approche top down, prenant en compte les ressorts macroéconomiques et politiques de chaque marché, reste la plus efficace.

Les matières premières ne sont pas des actifs financiers comme les autres.
Le coût de leur stockage et du portage financier altère considérablement leur rendement dans un portefeuille financier quand elles sont achetées en direct. Il est donc préférable de privilégier les actions des producteurs de commodities pour s’exposer à cette classe d’actifs qui recèle de nombreuses possibilités d’investissement, à commencer par le marché du pétrole, le plus suivi par les investisseurs.
Ainsi, nous estimons que les prix du pétrole devraient poursuivre leurs progressions au cours des prochains mois dans un contexte où la demande mondiale est orientée à la hausse alors même que l’offre de pétrole de schiste va croître moins vite que prévu aux états-Unis. Le baril WTI devrait terminer l’année autour de 60 dollars et le baril de Brent proche des 65 dollars.

Des investissements massifs à venir pour soutenir la production
La diminution des stocks de pétrole devrait conduire à la baisse du rendement obtenu par les entreprises spécialisées dans le stockage. Le sous-secteur du raffinage pourrait être ainsi davantage pénalisé que celui des entreprises pétrolières intégrées, plus sensibles à la hausse des prix. Mais ce sont les équipementiers pétroliers qui devraient disposer d’un maximum d’opportunités dans les prochains mois, en particulier pour ceux présents sur le sol américain.

En effet, les investissements nécessaires pour maintenir la production pétrolière mondiale devraient atteindre 630 Mds$ par an en théorie, selon l’OPEP. Or, le total des investissements réalisés dans le secteur n’a pas dépassé 400 Mds$ l’an dernier et devrait culminer à 450 Mds$ cette année. Nous pourrions manquer de pétrole à horizon 2020 ! Les producteurs de pétrole de schiste devraient également tirer leur épingle du jeu, mais doivent d’abord donner au marché des gages de sérieux budgétaire. La mise en place d’un puits de pétrole de schiste peut être réalisée en moins de quatre mois, contre plus de cinq ans pour l’édification d’une nouvelle plateforme pétrolière.
A plus long terme, le développement inéluctable des énergies renouvelables passera par un accroissement de la demande et donc des besoins de production en métaux de base et en métaux précieux. Dans une voiture électrique la batterie est, par exemple, fabriquée à base de lithium. La Banque mondiale a calculé que les besoins cumulés de lithium devraient atteindre 50 millions de tonnes d’ici 2050. Or, les réserves prouvées à ce jour ne dépassent pas 18 millions de tonnes. Ainsi, l’essor des énergies renouvelables devrait passer, au cours des prochaines années, par un surcroît d’investissement dans les compagnies minières pour répondre à cette nouvelle demande.

Solution

OFI Fund Global Equity Natural Resources* : un fonds 100% Top down

La plupart des gérants de fonds actions dédiés aux matières premières sont des stock-pickers appliquant une gestion de style Bottom up, le cadre macroéconomique et géopolitique n’arrivant qu’au second plan.
Notre fonds OFI Fund Global Equity Natural Resources a été élaboré, au contraire, dans un style 100% Top down. L’analyse de chaque marché (pétrole, or, argent, cuivre, zinc, minerai de fer… à l’exception des matières premières agricoles) permet d’élaborer pour chacun d’entre eux un scénario d’évolution du sous-jacent. L’Investissement Socialement Responsable (ISR) est pris en considération ce qui nous conduit également à ne pas investir dans une entreprise dont la part générée par la production de charbon dépasse 30% du chiffre d’affaires. En outre, l’investissement dans un sous-secteur sélectionné à l’issue du processus Top down passe par l’achat de tous les titres référencés en respectant généralement leurs poids respectifs dans leurs secteurs, réduisant ainsi le risque de sélection.

* Compartiment de la SICAV luxembourgeoise OFI Fund, agréée par la CSSF en juillet 2017, géré par OFI Lux et délégué à OFI AM.

Un marché immobilier tertiaire parisien plus dynamique que jamais

Joëlle CHAUVIN, Directrice Générale d'OFI Pierre, filiale d'OFI Asset Management
Joëlle CHAUVIN
Directrice Générale
OFI Pierre

Dans un marché de bureaux parisien extrêmement concurrentiel, la valorisation des actifs dépend de la capacité des professionnels à accompagner les besoins évolutifs des utilisateurs.

Le marché de l’immobilier tertiaire à Paris suscite toujours un engouement fort des investisseurs. Les volumes investis devraient y atteindre probablement 26 Mds€ en 2017, à comparer aux 31 Mds€ en 2016. Cette baisse observée ne tient qu’à une limitation de l’offre d’investissement sur un marché extrêmement concurrentiel. En effet, 70% des transactions réalisées le sont à l’issue d’un appel d’offres.
Ainsi, la valeur vénale (prix de marché) d’un immeuble de bureaux à Paris atteint près de 14000 €/m² en moyenne (plus de 20 000 €/m² dans les beaux quartiers) tandis que les loyers les plus élevés s’élèvent autour de 800 €/m² par an (hors charges). Le taux de vacances des immeubles de bureaux ne dépasse pas 3%, un niveau extrêmement bas.
Dans un contexte marqué par la faiblesse historique des taux d’intérêt, le rendement annuel moyen d’un immeuble de bureau parisien reste particulièrement attractif, autour de 3/3,5%. La prime de risque offerte à un investisseur apparaît par conséquent très compétitive, comparé à d’autres classes d’actifs offrant des rendements quasi-nuls.

Espaces de co-working : une nouvelle demande

Dans ce marché immobilier tertiaire extrêmement concurrentiel, les projets en VEFA (Ventes en état Futur d’Achèvement) et les restructurations lourdes se multiplient : près de 70 projets de ce type sont actuellement recensés dans la capitale pour une superficie de près d’un million de m². Depuis deux ans, les restructurations d’immeubles pour créer des espaces de co-working se développent à un rythme rapide (50 000 m² en 2016). En France, le nombre d’espaces de co-working a été multiplié par 10 depuis 2012. C’est un phénomène en plein essor et qui met en lumière la vitalité de l’écosystème parisien. En effet, le dynamisme du marché immobilier tertiaire à Paris va de pair avec sa transformation. Tout l’enjeu des professionnels du secteur, aujourd’hui, est de parvenir à optimiser au mieux les ressources d’un immeuble respectueux de l’environnement et à offrir à ses occupants le meilleur cadre de travail possible. Ce métier ne peut être exercé que par des professionnels soucieux de transformer leurs actifs pour en faire des lieux toujours plus conviviaux, accessibles, économes en énergie, offrant luminosité, confort et services nouveaux à la personne.

Actualité filiale

OFI Pierre remporte ses premiers appels d’offres

OFI Pierre a reçu son agrément AMF en février 2017 et a signé, début octobre, sa première promesse de vente à l’issue d’un appel d’offres mettant en concurrence des grands noms de l’immobilier. Il s’agit du siège social de Pathé, un très bel immeuble situé à l’angle de la rue de Washington et de la rue Lamennais, dans le 8e arrondissement de Paris, à quelques centaines de mètres des Champs-Elysées. L’immeuble de grand standing offre 3 500 m² de bureaux et 25 places de parking. Il dispose d’un jardin intérieur et d’une grande salle de projection. Le prix nominal d’acquisition est de 72,3 M€ avec une signature de l’acte authentique en janvier 2018, assortie d’un bail de longue durée qui sécurise parfaitement cet investissement. Un deuxième appel d’offres vient d’être remporté concernant un immeuble de standing situé à Neuilly-sur-Seine et disposant d’une réelle sécurité locative.

L’objectif d’OFI Pierre est de gérer 1 Md€ d’actifs d’ici 2020. Pour y parvenir, OFI Pierre pourra s’appuyer sur les compétences d’une équipe qui détient une grande expérience en matière de création de valeur immobilière.

Les chiffres cités ont trait aux années écoulées. Le DICI doit être obligatoirement remis aux souscripteurs préalablement à la souscription. Les règles de fonctionnement, le profil de risque et de rendement et les frais relatifs à l'investissement dans un fonds sont décrits dans le DICI de ce dernier. Ces placements permettent de profiter du potentiel de performance des marchés financiers en contrepartie d’une certaine prise de risque. Le capital investi et les performances ne sont pas garantis et il existe un risque de perte en capital. Source des indices cités : www.bloomberg.com

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