Opportunité d'investissement - Mars 2017 - Par Jean-Marie MERCADAL, Eric BERTRAND, Eric TURJEMAN, Béryl BOUVIER DI NOTA, Xinghang LI, Stéphane DORLENCOURT

Focus Stratégies

Les entreprises de la « positive economy » recèlent un vrai potentiel à exploiter

Béryl BOUVIER DI NOTA, Responsable gestions Actions Small & Mid Caps - OFI Asset Management
Béryl BOUVIER DI NOTA
Responsable Gestions
Actions Small & Mid Caps

Préserver la planète et le bien-être des individus tout en générant de la performance boursière : tel est l’objectif affiché d’une nouvelle approche de la gestion actions, qui privilégie les entreprises de la « positive economy », capables d’inventer l’économie vertueuse de demain.

Donner du sens à l’investissement boursier, faire de « l’argent utile » en tant que gérant, en donnant la priorité aux entreprises dont l’impact sur l’environnement et les individus est positif : voilà une ambition très stimulante et bien en phase avec notre époque, qui est propice au changement des comportements individuels et collectifs. Le cadre réglementaire et les mentalités ont évolué en ce sens et donnent toute leur pertinence à ce type d’investissement. Les consommateurs, les producteurs mais aussi les gouvernements ont des intérêts communs à évoluer dans un modèle de « positive economy », qui protège l’environnement et les individus.

Les entreprises concernées sont, soit présentes de longue date dans la préservation de l’environnement ou du bien-être, soit ont pris plus récemment ce virage pertinent. Plus de 300 sociétés européennes répondent à ces critères. Elles évoluent dans des environnements très divers : la préservation des ressources naturelles (économie circulaire), l’efficience énergétique (procédés pour réduire les émissions de CO2, énergies renouvelables), la santé et le bien-être (nutrition, vieillissement) et la sécurité (des données et des personnes).

Mettre en œuvre une stratégie d’investissement fondée sur la notion de « positive economy » nécessite de veiller à diversifier les thématiques d’investissement sur un large éventail de capitalisation boursière. En effet, l’innovation est souvent davantage présente au sein des Small & Mid Caps. L’enjeu est donc d’identifier les valeurs les plus prometteuses dans ces univers, répondant à des critères de diversification et capables d’offrir dans le temps une performance boursière supérieure au Stoxx 600.

Recyclage industriel

Avantium : fabriquer du plastique autrement pour préserver la planète

Avantium s’inscrit parfaitement dans la démarche de la « positive economy ». Cette société néerlandaise de biochimie développe une technologie innovante baptisée YXZ qui permet de produire un plastique 100% recyclable à partir de déchets industriels. Le procédé à base de catalyse constitue une alternative au PET, le plastique dérivé du pétrole utilisé dans la fabrication de bouteilles ou de fibres textiles. Avantium vient de lever plus de 100 millions d’euros lors de son introduction en bourse sur Euronext Amsterdam. L’entreprise compte BASF comme partenaire industriel, ainsi que Danone et Coca-Cola parmi ses actionnaires.

Focus stratégies OFI AM : recyclage industriel - Avantium

Les actions européennes en piste pour une phase de rattrapage

Eric TURJEMAN, Directeur des Gestions Actions et Convertibles
Eric TURJEMAN
Directeur des Gestions
Actions et Convertibles

Et si le constat récurrent du retard de valorisation des actions européennes par rapport aux marchés américains justifiait enfin le retour des investisseurs sur le Vieux Continent ?

Evolution du rendement des actions de la zone Euro et du taux 10 ans Euro - OFI AM

En 2017, le momentum pourrait bien s’avérer favorable aux actions européennes. La sous-valorisation des actions du Vieux Continent par rapport aux actions américaines n’est pas nouvelle, mais l’écart s’est encore accentué au cours des derniers mois. L’indice Dow Jones a franchi le 25 janvier, pour la première fois, la barre des 20 000 points, soit une progression de 100 % depuis 1999. De son côté, le CAC 40 a franchi en mars la barre des 5 000 points, mais reste très loin de son record de septembre 2000 à près de 7 000 points.
Les explications ne manquent pas pour justifier cette divergence. Si l’on s’en tient à la dernière décennie (base 100 au 1er janvier 2007), les profits des entreprises américaines dépassent 140 cette année, quand ceux des compagnies européennes atteignent 80. Par ailleurs, la surpondération des valeurs technologiques et en particulier des GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple), dont les cours ont fortement progressé au cours des dernières années, fait défaut dans la composition des indices européens.

Les valeurs européennes sont-elles néanmoins à leur juste prix ? Certes, le risque politique existe avec l’élection présidentielle française, mais il pourrait se dissiper et permettre aux investisseurs américains et asiatiques qui ont déserté l’Europe de revenir. Or, l’Europe n’est plus en récession et contribue même positivement à la croissance mondiale. Alors que la Fed a entamé un cycle de resserrement monétaire, après dix années de politiques ultra-accommodantes, le risque d’une augmentation des taux par la BCE au cours des prochains mois reste très faible.

Un rendement moyen de 3,5 % pour les valeurs européennes
Les taux vont rester suffisamment bas pour rendre attrayant le rendement proposé par les entreprises européennes. Pour la cinquième année consécutive, le montant total des dividendes versés en Europe devrait être en augmentation d’une année sur l’autre et offrir un rendement moyen de 3,5 %, bien supérieur à celui de l’OAT 10 ans. Or, le rendement moyen des actions américaines – qui se situe autour de 2 % – est, à l’inverse, inférieur à celui de l’emprunt 10 ans US qui dépasse le seuil de 2,5 %. L’élection de Donald Trump est venue amplifier le relèvement des taux longs américains qui avaient déjà commencé à se retourner. Quant au PER des entreprises européennes, considéré comme le juge de paix des marchés actions, il se situe dans sa moyenne historique et recèle ainsi un potentiel d’augmentation. D’autant que l’affaiblissement de la devise européenne va soutenir cette année l’activité des entreprises exportatrices européennes.

Dans ce contexte, qui seront les gagnants de 2017 ? Dans la perspective d’un affermissement de la croissance mondiale et de remontée des taux, la poursuite de la rotation sectorielle en faveur des valeurs cycliques devrait se poursuivre. Les bancaires, les secteurs automobile et technologique pourraient tout particulièrement tirer leur épingle du jeu.

Retour de l’inflation : de l’intérêt d’une stratégie obligataire breakeven

Eric BERTRAND, Directeur des Gestions Taux et Diversifiées
Eric BERTRAND
Directeur des Gestions
Taux et Diversifiées

La hausse des anticipations d’inflation offre des opportunités aux investisseurs souhaitant se positionner sur cette thématique tout en se prémunissant contre la hausse des taux réels.

Evolution des breakeven inflation 10 ans Euro et US - OFI AM

Revalorisation des salaires aux Etats-Unis après plusieurs années de reprise, croissance plus vigoureuse en Europe qui éloigne le spectre de la déflation, prix du brent durablement installé aux alentours de 50 dollars… La thématique inflation a fait son retour dans les pays développés. Il convient donc d’intégrer cette réalité dans les stratégies obligataires. Pour se couvrir contre l’inflation, les investisseurs ont l’opportunité de s’exposer aux obligations indexées sur l’inflation. Dans le contexte actuel, il est même opportun de s’intéresser précisément aux stratégies de « breakeven » inflation.
Le point mort d’inflation (ou « breakeven ») est le niveau d’inflation qui équilibre les rendements des obligations nominales et des obligations indexées sur l’inflation. L’obligation indexée sur l’inflation surperforme l’obligation nominale dès lors que l’inflation réelle constatée est supérieure à l’inflation anticipée à terme. Une position en « point mort d’inflation » est donc un pari sur la hausse des anticipations d’inflation, si l’on pense que le marché sous-estime le phénomène. En clair, l’obligation indexée sur l’inflation générera une meilleure performance à terme que son équivalent classique si l’inflation réalisée a été supérieure à celle anticipée.

L’inflation est-elle encore sous-estimée en Europe ?
Le contexte est favorable à ce type de stratégie dans la mesure où la BCE est encore loin de son objectif d’inflation à 2 %, contrairement aux Etats-Unis qui voient leur « breakeven » atteindre le niveau souhaité par la Fed. La BCE n’a pas encore entamé sa phase de resserrement monétaire. Le programme d’assouplissement quantitatif va se poursuivre au moins jusqu’en décembre 2017 et aucun relèvement des taux directeurs n’est prévu d’ici la fin de l’année en Europe.
Les obligations indexées sur l’inflation devraient bénéficier d’un regain d’intérêt car elles protégeront les investisseurs contre la hausse de l’inflation à venir mais étant exposées aux taux réels, elles souffriront de la remontée de ces derniers dans ce contexte. Une stratégie en « breakeven » (position acheteuse d’obligation indexée couplée à une position vendeuse de taux nominal de même maturité) permettra de s’exposer à la remontée des anticipations d’inflation (avec l’effet duration) tout en étant immunisé aux variations des taux réels.

Depuis le deuxième semestre 2016, cette stratégie est mise en avant par les équipes d’OFI Asset Management. Concrètement, afin de protéger les investisseurs d’une hausse des taux réels qui devrait se poursuivre, tout en se positionnant sur une progression des anticipations d’inflation, il s’agit d’acheter des obligations indexées sur l’inflation (DBRi en Allemagne, OATi et OATei en France, BTPei en Italie) avec des maturités autour de 10 ans et de vendre dans le même temps le Futur allemand Bund (10 ans), français OAT (10 ans) et italien BTP (10 ans) afin de neutraliser le risque souverain.

Dette émergente : les flux acheteurs ne font que débuter

Xinghang LI, Responsable Gestion Marchés Emergents
Xinghang LI
Responsable Gestion
Marchés Emergents

Les rendements sur la dette souveraine en devises locales sont particulièrement attractifs.
Pendant deux-trois ans, les marchés émergents ont été largement survendus, affectés par une vague de pessimisme qui s’est désormais estompée. Depuis 2016 en effet, les flux se sont bien inversés. Bien sûr l’avènement de Donald Trump à la présidence des états-Unis et les craintes de mise en place d’une politique très protectionniste ont provoqué fin 2016 de nouveaux flux vendeurs. Mais après quelques semaines de doute, les investissements qui se sont dirigés vers ces marchés depuis début 2017 les ont déjà compensés.

Si 2017 et 2018 ne devraient pas être des années de croissance spectaculaire dans ces régions, à l’image de la Chine, nous assistons à une stabilisation des fondamentaux. Dans ce contexte, réallouer aujourd’hui sur la dette émergente apparaît opportun car le vrai retour des investisseurs reste encore à venir. à 1 900 Mds$, le gisement de dette émergente souveraine en devises locales offre une grande profondeur. Il est plus important que le marché de la dette émergente souveraine en dollar (860 Mds$) et génère un rendement très attractif de 6,75 % en moyenne (pour une maturité moyenne de l’ordre de 7 ans), contre 5,5 % pour la dette en dollar. Surtout, la dette en devises locales permet de bénéficier du redressement des devises des pays émergents, qui sont actuellement sous-évaluées au regard de leurs cours historiques. C’est entre autres le cas du peso mexicain, qui a perdu 15 % depuis l’élection de Donald Trump.

Distinguer les pays solides
Investir sur les marchés émergents nécessite de distinguer les pays solides des pays plus fragiles. Si le Brésil ou le Mexique affichent des dettes extérieures limitées et des réserves de change élevées, le Venezuela, la Turquie ou l’Afrique du Sud souffrent, eux, d’importants déficits budgétaires et de leurs comptes courants, ainsi que de dettes extérieures élevées en proportion de leurs PIB. De même, la sensibilité à l’évolution des cours des matières premières diffère d’un pays à l’autre. Une majorité d’entre eux sont d’abord importateurs, en particulier la Chine, l’Inde et les nations d’Asie du Sud-Est, et ont donc plutôt bénéficié de la chute des cours. Mais, désormais, le rebond du pétrole est une bonne nouvelle pour la Russie, tout comme celui des principales matières premières l’est pour, le Chili ou le Pérou. Une approche prudente sur le marché de la dette émergente consiste donc à privilégier les pays les plus solides, capables de résister à d’éventuels chocs extérieurs, tels que la remontée du dollar, un scénario qui n’est pas à exclure.

Solvabilité II

Le contrôle de la délégation, un enjeu non négligeable

L’encadrement des activités déléguées n’est pas la moindre des contraintes imposées par la directive Solvabilité 2. Au-delà du pilotage par les risques défini par le deuxième pilier, l’article 49 de la Directive prévoit en effet un suivi approprié des activités sensibles soustraitées. Les institutions d’assurance doivent ainsi démontrer aux autorités qu’un dispositif rigoureux de contrôle des délégataires a bien été mis en place. Il doit permettre de vérifier, entre autres, la qualité du système de gouvernance de la délégation, celle des données, du contrôle des risques opérationnels, de la politique de gestion des conflits d’intérêts, de la documentation des process, ou du plan de continuité. Afin de répondre à cette nouvelle obligation, ces institutions ont mis en oeuvre plusieurs types de démarches, des chartes de sous-traitance, des dispositifs d’audit…
Dans ce contexte, OFI AM – qui est pour plusieurs de ses clients un prestataire majeur – se devait de mettre à leur disposition des documents de référence. C’est désormais chose faite, avec un « kit sous-traitance », un corpus de documents actualisés en permanence, fruit de notre analyse des textes.

Stéphane Dorlencourt, Directeur Services et Solutions
Source des indices cités : www.bloomberg.com

Les chiffres cités ont trait aux années écoulées.
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