Par Eric TURJEMAN

Comment aborder les marchés financiers en ce début d'année ?

BFM Business - Intégrale Placements 04/01/2018

Le face à face a opposé Eric Turjeman, Directeur des Gestions Actions et Convertibles chez OFI AM, et Pierre Sabatier, Président de Prime View.

Comment aborder les marchés financiers en ce début d'année ? par Eric Turjeman, OFI Asset Management, sur BFM Business, le 29 janvier 2018
Comment aborder les marchés financiers en ce début d'année ?

« L’année 2018 débute bien. La croissance est forte et n’est pas révisée à la baisse, les taux d’intérêts restent toujours incroyablement faibles par rapport au niveau de croissance et les résultats sont au rendez-vous. Donc, avec une macro et une microéconomie satisfaisantes et des taux d’intérêts faibles, les marchés, très logiquement, s’apprécient. Le seul bémol en Europe est la force de l’euro. »

La bonne humeur s’est installée. Le FMI a revu à la hausse ses prévisions de croissance mondiale. La semaine dernière, le sommet de Davos s’est déroulé dans un climat d’optimisme malgré beaucoup de questions sur l’intérêt et les risques ou pas de voir un plan fiscal venir « booster » une économie déjà en « surchauffe ».

« Aux Etats-Unis, il y a toujours des déséquilibres. Depuis 10 ans, la dette américaine ne cesse d’augmenter et l’action des banques centrales a permis de s’y acclimater. Mais des questions se posent. »

Comment la parité euro-dollar peut-elle impacter les résultats des entreprises ? par Eric Turjeman, OFI Asset Management, sur BFM Business, le 4 janvier 2018
Comment la parité euro-dollar peut-elle impacter les résultats des entreprises ?

En termes macroéconomiques et de cycles, nous avons du retard en Europe. Il ne faudrait pas que l’on subisse les atermoiements des américains venant étouffer une croissance à peine balbutiante en et Europe. Tout le monde a été surpris par la vigueur de la croissance au second semestre 2017 qui devrait perdurer en 2018. Il ne faut pas créer les conditions qui pourraient mettre un terme à cela.

« 1,25 est un seuil qu’il ne faudrait pas franchir sur la durée et dépasser de beaucoup car nous serions dans l’obligation de revoir à la baisse les résultats. Dans la cas où nous serions à 1,40 rapidement et sur toute l’année, il n’y aurait plus de hausse de bénéfices en Europe. Ce seuil est donc un élément à surveiller sérieusement. »

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