OFI persiste et signe. Son modèle multi-expertise, multi-classe d'actifs, multi-manager, entièrement dédié à la recherche de l'alpha, a fait ses preuves. Après une année 2010 placée, une nouvelle fois, sous le signe de l'innovation, et d'une collecte positive, le groupe poursuit son développement en renforçant ses expertises.
Priorités 2011 : conforter son positionnement en gestion privée, croître à l'international, ou optimiser les contraintes réglementaires qui pèsent sur ses clients, comme l'explique Thierry Callault, son Directeur Général Délégué.
Quelle est aujourd'hui la place d'OFI sur le marché de la gestion d'actifs ?
OFI occupe une place à part dans l'univers de l'asset management français. Bien que la moitié de nos encours sous gestion provienne de nos actionnaires, le Groupe est résolument tourné vers l'extérieur...
Il est très satisfaisant de constater qu’OFI occupe, en termes de notoriété, la 4e position dans les réponses spontanées des investisseurs institutionnels, loin devant bon nombre de sociétés de gestion beaucoup plus imposantes en termes d'encours. Cette image positive s'explique par notre positionnement, historiquement et résolument axé sur la recherche de l'alpha. L'alpha est dans le code génétique d'OFI. Depuis 40 ans, OFI est un générateur, un activateur, un agitateur d'alpha.
C'est pourquoi, nous pouvons nous permettre d'affirmer aujourd'hui qu'OFI est né dans la Génération Alpha.
Ce parti pris, ce positionnement, n'a jamais été simple. Il est dangereux, parce que nous ne sommes pas infaillibles,
et parce que les sous-performances sont toujours possibles. C'est déjà arrivé, mais jamais de manière récurrente.
Historiquement, nous pouvons même affirmer que nous avons toujours su délivrer à nos clients de la surperformance
sur le moyen terme, quelle que soit la classe d'actifs considérée. Et nous ferons le nécessaire pour continuer à tenir
cet engagement de surperformance sur des périodes de 3 à 5 ans.
C'est d'ailleurs notre raison d'être. Il ne serait pas raisonnable d’envisager qu'OFI se transforme en usine à bêta...
Dans un contexte de marché perturbé et extrêmement instable en cette fin d’année, sur quelles classes d’actifs se portent l’appétence des investisseurs ?
Nous vivons des moments de fortes turbulences et les investisseurs dans cette conjoncture déjà très difficile sont en plus contraints par des réglementations lourdes...
Notre gamme
obligations convertibles est particulièrement adaptée et nous continuons à collecter. Nous avons de plus
le projet de lancer un fonds à échéance 2015. Soulignons également la réussite de notre
pôle multigestion qui fête ses
20 ans cette année. Nous en sommes très fiers. Ce dont nous étions déjà persuadés, lorsque nous avons lancé cette activité, se confirme : la multigestion n'est pas une mode, n'est pas une classe d'actifs spécifique, mais bien un mode de gestion, différent mais incontournable. OFI est aujourd'hui une véritable « multi-manager factory », une usine de multigestion, qui couvre
la multigestion traditionnelle, la multigestion hybride,
la multigestion alternative,
la multigestion private equity,
le conseil en sélection de gérants.
Un panel d'expertises que nous avons encore renforcé, avec le lancement d'un fonds thématique alternatif sur l'Amérique latine.
Parmi les axes de développements assignés aujourd'hui figure une nouvelle dynamique pour l'activité gestion privée. Pourquoi ce choix ?
Notre ambition est de décliner les savoir-faire acquis auprès de notre clientèle historique, tout en diversifiant nos sources
de revenus.
Nous avons, il y a maintenant quatre ans, mis en place un dispositif et
une offre spécifique à destination des CGPI.
Nous avons créé une nouvelle marque
« OFI Premium », dédiée à cette clientèle dans laquelle nous regroupons un ensemble de services très personnalisés.
Pour
la gestion privée, notre ambition aujourd'hui, est de développer une approche plus institutionnelle en nous adressant, cette fois, au segment haut de gamme. Nos clients particuliers vont bénéficier de la même qualité de prestation qu'un investisseur professionnel, tant en termes de produits, de reportings, que de conseils. Nous allons aussi lui offrir la même qualité d'écoute, et prendre en compte, comme pour un client professionnel, ses contraintes d'actif-passif, afin de lui permettre de diversifier, d'optimiser, et de stabiliser le rendement des actifs qui nous auront été confiés.
Qu’en est-il du développement à l'international ?
Là encore, OFI occupe une place singulière parmi les asset managers internationaux.
Notre notoriété auprès des institutionnels et autres investisseurs corporate est assez faible en Europe, et plus encore au niveau mondial. Mais notre image auprès des gestionnaires d'actifs est, elle, en revanche, très forte. Les liens que nous avons tissés depuis plus de 20 ans avec les plus grands spécialistes mondiaux de l'asset management, grâce à notre activité de
multigestion et d'
incubation, nous permettent aujourd'hui d'asseoir notre développement international d'une manière originale, en nous appuyant précisément sur ce « maillage industriel » pour établir des partenariats de gestion croisés.
Ce que nous avons réalisé avec Great Wall Fund Management, société de gestion d’actifs chinoise, basée à Shenzhen, lors de l'obtention de la licence QFII, nous entendons bien le reproduire avec d'autres partenaires locaux, en Inde, au Brésil, dans tous les pays où le volume d'activité sera suffisant pour donner à cet investissement une véritable caisse de résonnance. Et nous permettre, une fois notre réputation locale installée, de collecter des encours au profit de notre base nationale.
Quels sont les principaux enjeux pour OFI aujourd'hui ?
Ils se résument, en termes d'offres produits, à rester nous-mêmes. C'est-à-dire poursuivre notre stratégie d'innovation pour continuer d'offrir à nos clients les produits et les services qu'ils attendent de nous. Lesquels ?
Depuis plusieurs mois, nous avons, par exemple, entamé une réflexion sur la nécessité d'intégrer des actifs réels au sein des allocations. Ce sujet demeure totalement d'actualité en 2011, car nous sommes convaincus que l'inflation reste la solution qui s'imposera pour contrer le risque systémique des déficits.
Cette conviction et notre analyse de l'impact de la dette sur les marchés financiers viennent de se traduire, concrètement, par le lancement d'un nouveau fonds de fonds dédié aux matières premières – pétrole, or, mais aussi forêts –, initiative qui sera sans doute suivie d'autres créations de fonds de fonds actifs réels.
Autre sujet sur lequel nous travaillons depuis, là encore, plusieurs années : la réglementation. Cette contrainte fait aujourd'hui très clairement partie intégrante de notre stratégie de développement. Cela nous impose de réfléchir, par exemple, à une offre de produits – sans doute structurés – qui permettront à nos clients d'optimiser l'impact de Solvency II. C'est d'ailleurs l'une des missions assignées à notre nouvelle filiale, créée en février dernier,
OFI Investment Solutions.
Mais au-delà de cela, l’enjeu va être de traverser la crise sans trop de dégât !